élixir et vieilles dentelles

Bienvenue

Bonjour et bienvenue dans l'univers d'élixir et vieilles dentelles. Pourquoi ce titre ? Parce que je voulais réunir au moins deux domaines qui me passionnent parmi d'autres, donc élixir pour tout ce qui se rapporte à la magie naturelle, au jardin médiéval, à la médecine antique, aux arts hermétiques et vieilles dentelles pour le domaine de la créativité qui occupe aussi mes (rares) loisirs !

Je vous invite à une visite dans mon jardin baroque où vous trouverez mes livres mais aussi ceux d'autres auteurs que j'apprécie, des articles, des recettes anciennes.

Mon chemin de vie m'a menée vers des destinations étranges et des rencontres insolites...

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Durant des années, j'ai poursuivi des recherches sur les plantes, l'histoire des magies, la numérologie, l'Astrologie, le Tarot, le Chamanisme, les capacités de l'esprit, les lois universelles et je pratiquais (et pratique toujours ) la communication intuitive.

J'ai, durant de nombreuses années, fait profession de répondre à celles et ceux qui désiraient mieux se connaître,  comprendre l'autre ou les autres avec qui elles ou eux partagent la vie affective, familiale, professionnelle. On me consultait pour savoir quel est le meilleur moment pour changer de direction, de métier, acheter un bien et, plus important encore, pour tenter de répondre à cette question essentielle : quel est mon chemin de vie.?

Ces univers sont merveilleux et donnent accès à la dimension magique du monde... pour moi... la vraie... et pour vous ?

 

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09 mars 2021

Hortus : mythes et symboles - 2

Mais, tout symbole possède son envers, sa face contraire. Dans son expression inversée, le vert devient le symbole de la corruption, de la putréfaction, de la moisissure. De « pré verdoyant et vivifiant » il devient le « tapis vert » champs clos où se déroule le jeu de la dégradation morale et que nous retrouverons dans les tripots et casinos. Au Moyen Age le vert sera donc le double emblème de la vie et de la folie. Indissociable de la couleur verte, le légume représente à son tour le cycle vie-mort : il croît dans les entrailles de la terre, devient aliment, est digéré, se corrompt, et, en se putréfiant, devient déjection et engrais qui retourne à la terre et la nourrit.

Vivi's greenman

Ce symbolisme chromatique et végétal va s'exprimer, dans les traditions indo-européennes, par une mystérieuse figure : celle de « l'homme sauvage » ou « homme vert », « greenman » associée souvent au mois de mai. Persistance de la fête celtique de Beltaine (1er mai) qui se perpétue dans le folklore des régions par l'arbre de Mai vêtu de branchages avec la reine de Mai couronnée de fleurs. Ce héros symbolisant le renouveau de la nature, affronte les forces restrictives de l'hiver et en triomphe. Il deviendra, en Angleterre, Robin des bois traditionnellement vêtu de vert ou, dans le cycle des contes du Graal, le chevalier vert. Il sera l'homme des bois ou homme de nature, pour les « imaigiers » médiévaux, portant un bâton surmonté d'une tête de femme : la mère folle, la mère nature de la science hermétique et des alchimistes. Ce personnage symbolise alors l'initié car celui qui se nourrit de la nature devient le sage. Celui qui reste vert se métamorphose.

Allons plus avant dans l'hortus car certaines plantes sont impatientes de nous livrer leurs secrets. Voici l'ail (alium sativum) si humble et courant dans nos cuisines alors qu'il est prince dans les arts magiques . Il déchaîne les passions. Adoré ou détesté, ne laissant personne indifférent. Son nom commun provient du celte All qui signifie « brûlant ». Un manuscrit du Moyen Age nous dit : « ...il faut en manger modérément pour que le sang ne s'échauffe pas trop à l'intérieur de l'homme.» Les Égyptiens l'avaient élevé au rang d'un dieu car il protégeait des épidémies et renforçait la vitalité. Durant la construction de la grande pyramide de Gizeh, où quelques 100 000 hommes étaient employés, l'ail était largement distribué aux employés. L'historien Hérodote relate une dépense de 1000 talents d'argent (somme considérable) pour la seule acquisition d'ail, d'oignons et de radis. Chez les romains, l'ail renforçait la vigueur des soldats et des gladiateurs ; ces derniers s'enduisant le corps d'une purée d'ail avant de descendre dans l'arène. Plus tard, il est relaté que lors de la bataille de Pavie, les espagnols avaient « dopés » leurs arquebusiers à l'ail.

Un usage important en était fait lors du déroulement des cérémonies en l'honneur de la redoutable Hécate, déesse de la germination et des moissons. Au cours de ces mystères, les participants ingéraient de l'ail durant plusieurs jours. Des guirlandes d'ail ornaient les processions. Un rite effroyable consistait à aligner le long des routes des cadavres vidés de leurs entrailles et bourrés d'ail. En fait, les grecs avaient l'ail en horreur, mais il convenait de procéder à des actes déplaisants pour se concilier une divinité aussi terrible qu'Hécate. A l'inverse, l'accès des temples de la déesse Cybèle étaient interdits à ceux qui mangeait de l'ail.

Le nom sanscrit de cette plante est bhütagna qui signifie « tueur de monstres » et cette dénomination à elle seule illustre le mythe majeur de l'ail. On lui attribue le pouvoir de repousser le mal. Dans l'Odyssée d'Homère, c'est grâce à une gousse d'ail, offerte à Ulysse par le dieu Hermès, que la magicienne Circée sera contrée.

circée offrant un breuvage

Circée offrant un breuvage à Ulysse - vers 490-480 av J.-C.  musée national archéologique d'Athènes - source Wikipedia

Si une pierre précieuse ou un bijou est réputé maléfique. Il faut l'exorciser avec de l'ail. Le folklore de nombreuses contrées relate un usage « d'absorbeur de mal » en frottant la partie malade avec une gousse jetée ensuite dans l'eau courante d'une rivière ou bien brûlée, voire confiée à l'église la plus proche après l'avoir enfermée dans un coquillage. Mais la plus grande renommée de l'ail provient sans conteste de son usage pour repousser les vampires. Ces créatures sont liées au mythe du sang qui remonte au temps les plus anciens. On en trouve mention dans les traditions de presque tous les peuples, mais plus encore dans les Balkans où l'on continue, de nos jours, à croire fermement en leur existence. Il est probable que ces croyances tirent leur source d'une pathologie bien réelle : la porphyrie. Cette maladie héréditaire du sang (justement très présente sur le territoire des Balkans) provoque une hyper sensibilité aux rayons du soleil, des déformations faciales et dentaires amenant le sujet atteint à présenter un rictus et des canines proéminentes et une grande pâleur. Certaines substances aggravent la maladie et provoquent des crises de porphyrie. Et l'une de ces substances, agissant avec des enzymes du foie, à été identifiée dans l'ail ! Voilà peut être le fin mot de la terreur de l'ail des Nosferatus et autres Drakuls.

 

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04 mars 2021

Hortus : mythes et symboles - 1

Hortus, mythes et symboles

 

Des cinq espaces composant le jardin médiéval, l’hortus est essentiellement consacré aux nourritures du corps.Dans la société médiévale, l’un des aspects majeurs de la santé pour l’homme est l’art du bien manger. Le diaita grec (mode de vie) deviendra la diététique.

 

Il existe au Moyen-Age, dans les principes de l’alimentation, une hiérarchie des aliments en fonction des classes sociales ainsi qu’une correspondance avec les quatre éléments : air, feu, eau, terre. Les créatures de l’air (volatiles) s’élevant au-dessus du sol seront la nourriture de la noblesse, ensuite les animaux mobiles se déplaçant à la surface de la Terre (élément feu) et ceux de l’élément eau (poissons, crustacés) les repas des nobles et bourgeois. Enfin ce qui vient de dessous terre ou pousse au ras du sol (légumes racines, légumes feuilles et légumineuse) seront pour les humbles.

 

Mais, comme nous le disait Jean Marie Pelt : « Si l’aliment fondamental de toutes les classes sociales est d’abord le pain, les légumes du potager en constituent l’indispensable complément.» Et, santé oblige, nos légumes vont gagner leur titre de noblesse et signer de leur bienfaisante présence nombre de recettes.

 

L’hortus procure aussi une autre nourriture, subtile, qui alimente l’émotionnel, l’imaginaire et que l’humain reçoit au-delà de l’intellect : c’est le symbole. Omniprésent dans notre quotidien, à qui l’apprivoise et sait le percevoir, le symbole est comme un clin d’œil de l’invisible et un rappel constant que l’homme n’est pas que matière et densité, mais aussi esprit et âme.

 

Notre hortus va révéler à l’observateur attentif ses messages substantatoires par l’intermédiaire d’une symbolique qui s’exprimera dans la couleur, la forme, le mythe, la légende, l’anecdote.

 

Découvrons ensemble un premier symbole du jardin, celui de la couleur verte. En Égypte antique, le vert dont le hiéroglyphe est un papyrus, est dédié au dieu Ptha, le créateur. Le vert préside à la création du monde, il représente la naissance, la régénération. C’est la couleur de la vie et de l’espérance. Il s’associe également à d’autres dieux tels le Lug gaulois, Mercure-Thot ou la planète Vénus. C’est le sinople de l’héraldique représentant champs, prés et pâturages, mais surtout la virilité spirituelle, la joie d’une âme qui sait « rester verte » et aussi la guérison. Le prophète Élie était surnommé le verdoyant. Dans l’iconographie chrétienne, la croix est souvent représentée en vert, en arbre de vie qui portera les fruits de la Foi. Celui qui arbore le sinople dans ses armoiries doit exprimer la candeur de l’enfance ainsi que la compassion et la courtoisie. À suivre.

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23 février 2021

Réussir son chemin de vie

   Le chemin de vie de chaque être est l'itinéraire idéal à suivre pour exprimer pleinement son potentiel. Il pourrait être défini comme le programme établi par l'âme avant la naissance afin d'accomplir ce que nous sommes venus faire dans ce monde. Mais, comment gérer les expériences rencontrées et utiliser son potentiel pour suivre le plan qui amène l'individualité à un élargissement de la conscience dans un but de perfectionnement. ? Le problème que la plupart d'entre nous rencontre, c'est de ne pas se souvenir de ce programme. La présente étude, fusion de deux ateliers animés par l'auteur « Les clés de l'abondance » et « Enchantez votre vie », est issue d'un long cheminement de recherches, de partages et d'expériences. Véritable « boite à outils » pour devenir l'artisan de votre succès, vous y découvrirez les principes secrets menant à l'accomplissement d'une vie harmonieuse et prospère..

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